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 Brouillons

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Francis
Meme Lord
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MessageSujet: Brouillons   Mer 31 Mai - 21:55

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Dernière édition par Derp le Mer 31 Mai - 22:04, édité 2 fois
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Francis
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MessageSujet: Re: Brouillons   Mer 31 Mai - 22:03


HIT THE ROAD, JACK

Ah, comme c'était facile. Fixant vos iris d'acier sur votre interlocuteur, vous contempliez la métamorphose de ses traits fins, lentement rendus grossiers par la colère qu'il tentait de réprimer. Tomi croisa les bras sur son torse, et vous souriiez de plus belle.

  «Craque. Allez, craque!»

   Vous n'attendiez qu'une chose; que votre ex-petit-ami provoque le scandale. Qu'il vous donne une raison de vous attarder dans la boutique de jeux vidéos. Vous aviez enfin trouvé une source de distraction pour la journée et vous ne comptiez certainement pas la laisser vous glisser entre les doigts, peu importe le minable vœu de retenue du japonais; il allait s'énerver, oh que oui. Vous alliez vous en assurer.

   — Le temps passe vite quand on s'amuse, Matsuda-san. Susurriez-vous, évidemment conscient du mauvais quart d'heure qu'avait passé le chanteur en votre compagnie.

   Vous n'étiez pas un amant tendre, et encore moins reposant. Pas un jour de vie commune avec Tomi ne s'était terminé sur autre chose qu'une altercation de nature plus ou moins violente, avec supplément mobilier-détruit-à-mains-nues selon la force de votre animosité respective.
   Bien sûr, vous ne comptiez pas changer les choses, et la rupture avait fini par séparer vos quotidiens. Vous ne pouviez pas dire que vous ne vous y attendiez pas; après tout, vous aviez volontairement culbuté la patience de votre compagnon presque à chaque fois que le malheureux se trouvait en votre présence. Et Dieu, que vous aimiez ça.
  Tout en considérant ces réflexions, vous continuiez de guetter chaque signe d'agacement qui viendrait à transparaître du comportement de votre ancien amant, ravi d'en constater un délicieux cortège.

   — Tu n'es vraiment qu'un bel enfoiré, mais je l'avoue, je t'ai posé la question en premier. Lança Tomi, visiblement amer.

   — Merci, trop aimable. Rétorquiez-vous, entièrement satisfait de cette appellation.  

  La seconde suivant cet échange aussi chaleureux qu'à l'accoutumée, vous vous retrouviez adossé sans ménagement aux rayons du petit commerce de Palette Town, et bien que le contact soudain avec les étagères remplies de jeux ne vous fut pas spécialement agréable, vous exultiez.

   — Tu devrais garder la tête froide, Tomi! Pourquoi perdre ton calme, vraiment? Suis-je donc si offensant?  Ricaniez-vous, vous fichant éperdument du regard intrigué que levaient les autres clients vers vous et votre interlocuteur.

   Vous buviez les paroles de votre -auparavant- compagnon, et vous n'en croyiez pas un seul mot. «Dépassé ce stade?» Était-ce à vous qu'il référait en employant ce terme si terriblement réducteur? Le «stade» Jared..?  
   Non, il n'y avait pas de «stade» que l'on pouvait «dépasser» une fois qu'on s'estimait plus heureux sans vous. Certainement pas; vous étiez une constante. Un Terminus. Et si le chanteur se croyait hors de votre portée simplement parce qu'il ne partageait plus votre lit, vous étiez certain de pouvoir lui prouver le contraire.
   Il ne valait rien de plus que vous.

   — Tourner le dos à son interlocuteur, en plein échange verbal? C'est décidément grossier de ta part. Vous indigniez-vous, mimant un choc des plus sincères.

  Tout en l'apostrophant, vous vous rapprochiez en quelques grandes enjambées de Tomi, qui pensait déjà être sorti d'affaire, le ridicule boîtier de plastique à la main:

   — Dis-moi, dearie, siffliez-vous à son oreille dès que cela fut possible; penses-tu sincèrement que ta mère approuverait ce genre de comportement?  
crédit (c) Chaussette

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MessageSujet: Re: Brouillons   Mer 31 Mai - 22:34





SEEKING A FRIEND FOR THE END OF THE WORLD




   Ce soir là, vous fixiez l'écran géant de manière infiniment plus affligée qu'à l'ordinaire. Vous n'auriez su l'expliquer éloquemment, mais vous enduriez un poids plus lourd encore que celui, d'habitude omniprésent, de votre existence. Et en même temps, vous aviez le sentiment étrange de flotter, à demi-conscient; emmailloté dans une poignée de secondes déjà passées qui se répéteraient indéfiniment.

  Vous vous raccrochiez désespérément au peu de réalité que vous parveniez à percevoir, en prétextant l'affection à l'égard de votre fade compagne.
  Dès l'instant où votre bras s'était refermé autour de ses épaules frêles, la demoiselle s'était lovée contre vous, souriant d'une façon qui aurait pu vous attendrir, si vous aviez eu un cœur. Elle pensait sans doute vos faveurs acquises; vous y réfléchiriez, éventuellement. Si vous vous sentiez d'humeur magnanime.
 
  «Aouch.»

  Votre tête tanguait, d'avant en arrière, et l'inévitable avait fini par se produire: votre crâne blond se heurta au dos molletonné de votre siège, et vos sourcils se froncèrent lentement. Profitant de la sérénité dégagée par la pénombre de la salle, vous décidiez de reposer vos yeux, un instant; le visage levé vers un plafond que vous ne voyiez pas.
  Soupir.
  L'air s'échappa soudainement de vos lèvres, et vous vous reteniez d'inspirer à nouveau, quelques instants. Peut-être.... oui, peut-être bien que vous pourriez rester ainsi. Ce serait si simple; si accommodant. Personne n'oserait troubler la paix d'un mort... n'est-ce pas ?
  Sans prévenir, une bouffée d'oxygène s'engouffra dans vos poumons, et un rictus amer se peignit sur votre profil de marbre.

 «Ce monde n'en a pas fini avec moi.» Chuchota une voix lointaine, dissimulée parmi les nuages de vos pensées embrumées.

  — Jared ? Tu te sens bien ? Murmura alors une autre voix, bien plus proche que la précédente. Plus inquiète, aussi.

 Vos yeux hagards cherchèrent la source de ces interrogations, et une fois trouvée, s'attardèrent sur son expression anxieuse. Sur son décolleté, également. Décevant.  

  — Hm hm. Affirmiez-vous simplement, tentant de sortir de votre stupeur.

  Vous vous forciez à vous rasseoir correctement, mais votre tête dodelinait d'elle-même. Combien de temps s'était-il écoulé depuis le début du film ? La séance avait-elle seulement commencé ? Vous aviez du mal à interpréter votre environnement.

  À plusieurs reprises durant les quelques minutes, secondes ou peut-être heures qui suivirent, vous jetiez un regard désabusé vers la sortie de secours. Vous étouffiez. Vous vouliez partir. Vous vous fichiez de déplaire à la jeune femme aux bras enroulés autour de votre taille; il fallait que vous vous dégagiez de sa mièvre étreinte et que vous sortiez de la pièce obscure. Cependant, vos membres engourdis semblaient ne plus vous obéir, malgré vos furieuses invectives mentales.
  Brusquement, tout se mit à vous exaspérer: ce stupide film d'auteur au scénario décousu, ces acteurs parfaitement dispensables, ces spectateurs béats d'admiration qui ne comprenaient probablement pas le quart de ce qui se disait , ces sièges hautement inconfortables et sur lesquels des dizaines de porcs s'étaient probablement avachis avant vous; sans parler de la stupide rouquine qui se pressait contre votre torse comme si son insignifiante vie en dépendait!

  Il fallait que vous trouviez un moyen de fuir ce cauchemar. Peu importait la nature de ce miracle, vous l’accueilleriez aussi tôt qu'il se présenterait.

(c) blondie sur epicode

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MessageSujet: Re: Brouillons   Mer 31 Mai - 22:50





UN TITRE

TITRE².



"Je suis esclave de l'Époux infernal, celui qui a perdu les vierges folles. C'est bien ce démon-là. Ce n'est pas un spectre, ce n'est pas un fantôme. Mais moi qui ai perdu la sagesse, qui suis damnée et morte au monde, — on ne me tuera pas ! — Comment vous le décrire ! Je ne sais même plus parler. Je suis en deuil, je pleure, j'ai peur. Un peu de fraîcheur, Seigneur, si vous voulez, si vous voulez bien ! " Je suis veuve... — J'étais veuve... — mais oui, j'ai été bien sérieuse jadis, et je ne suis pas née pour devenir squelette !... — Lui était presque un enfant... Ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite. J'ai oublié tout mon devoir humain pour le suivre. Quelle vie ! La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. Je vais où il va, il le faut. Et souvent il s'emporte contre moi, moi, la pauvre âme. Le Démon ! — C'est un Démon, vous savez, ce n'est pas un homme. "Il dit : "Je n'aime pas les femmes. L'amour est à réinventer, on le sait. Elles ne peuvent plus que vouloir un position assurée.

▬ ET JE SUIS LÀ PRÈS D'EUX, VIVANT ENCORE UN PEU, TUANT LE TEMPS DE MON MAL, TUANT LE TEMPS DE MON MIEUX.

La position gagnée, cœur et beauté sont mis de côté : il ne reste que froid dédain, l'aliment du mariage, aujourd'hui. Ou bien je vois des femmes, avec les signes du bonheur, dont, moi, j'aurais pu faire de bonnes camarades, dévorées tout d'abord par des brutes sensibles comme des bûchers..." "Je l'écoute faisant de l'infamie une gloire, de la cruauté un charme : "Je suis de race lointaine : mes pères étaient Scandinaves : ils se perçaient les côtes, buvaient leur sang. — Je me ferai des entailles par tout le corps, je me tatouerai, je veux devenir hideux comme un Mongol : tu verras, je hurlerai dans les rues. Je veux devenir bien fou de rage. Ne me montre jamais de bijoux, je ramperais et me tordrais sur le tapis. Ma richesse, je la voudrais tachée de sang partout. Jamais je ne travaillerai..." Plusieurs nuits, son démon me saisissant, nous roulions, je luttais avec lui ! — Les nuits, souvent, ivre, il se poste dans des rues ou dans des maisons, pour m'épouvanter mortellement. — "On me coupera vraiment le cou ; ce sera dégoûtant. "Oh ! ces jours où il veut marcher avec l'air du crime ! ▲ RIMBAUD

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