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  / ABANDONNE / Le Shoujo-Ai sans nom (・∀・ )

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Antacchan
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MessageSujet: / ABANDONNE / Le Shoujo-Ai sans nom (・∀・ )   Mar 25 Nov - 22:51

/!\ EN CONSTRUCTAGE /!\


Dernière édition par Antacchan le Mer 11 Nov - 20:32, édité 1 fois
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Antacchan
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MessageSujet: Fragment 1 (Amane x Hotaru)   Mer 26 Nov - 18:36

Papier égaré

Il m'aura suffit d'une touche d'encre et de quelques carreaux. Aujourd'hui, j'ai tout perdu.
Le regard dans le vague, je m'efforçais d'avoir l'air éveillée, tenant mon manuel de mathématiques bien droit devant moi, griffonnant un ou deux mots dans un coin de mon cours quand ils me semblaient importants. Mon esprit, lui, virevoltait gracieusement parmi les feuilles d'automne, se délectant de l'air froid matinal qui courait le long des bâtiments; il flottait, au cœur d'un tourbillon au reflets ocres et écarlates. Ramenant mes longs cheveux cendrés sur mon épaule, je laissais un soupir m'échapper. Entendant notre professeur lever la voix, je baissais précipitamment les yeux sur ma copie; pour les détourner dès qu'il se tut.
Mais pas vers la fenêtre, cette fois-ci: un rire mutin tinta à ma droite, et à ce doux son mon cœur chavira. Hotaru. J'aurais reconnu son timbre angélique parmi mille autres. Je résistais un instant, me forçant intérieurement à ignorer ma propre volonté. Et puis je cédait. Je perdais mon regard dans la blancheur immaculée de sa peau; dans le rose parfait de ses lèvres. Sa silhouette délicate m'hypnotisait, ses grands yeux fins m'envoûtaient; et mon stylo glissa lentement de mes doigts engourdis. La bouche entrouverte, plongée dans une sorte de transe indescriptible, le bruit de la pochette de l'enseignant se heurtant violemment à ma table me fit tomber à la renverse.

«Kurenai! Au vu de vos notes, il ne me semble pas approprié de rêvasser de la sorte!» me lança l'instituteur sévèrement.

«...Veuillez m'excuser. Cela ne se reproduira pas.» bégayais-je, dans un autre monde.

Je secouais la tête plusieurs fois; il fallait que je me reprenne. Après quelques minutes de silence religieux, je sentis quelque chose dans mon dos. Je me retournais discrètement, pour apercevoir une main me tendant un morceau de papier plié en quatre:
Amane, y avait écrit ma meilleure amie, Yuna, de sa belle écriture ronde; tu es sûre que ça va?  P.S: ferme la bouche, elle va voir que tu baves.
Le feu aux joues, je m'empressais d'inscrire quelques mots à mon tour: Je ne bave pas! J'ai juste eu un instant d’inattention, ok?

Je repassais le bout de papier à ma camarade, que j'entendis pouffer. Quand elle me redonna notre moyen de communication d'urgence, je pu y lire «Et tu ne t'es toujours pas décidée à lui dire, je suppose?». J’eus un pincement au cœur; évidemment que non, je ne m'étais pas décidée. D'ailleurs, il était très probable que je ne me décide jamais.
Après tout, si Hotaru savait à quel point je l'aimais, non seulement elle m'éviterais à tout jamais, mais en plus elle le dirait sûrement à quelqu'un. Qui le dirait à un autre; puis à un autre. Et en deux jours tout au plus, ma vie sociale serait ruinée.
Je rédigeais ces pensées, et c'est à ce moment là que la sonnerie retentit.

Je lâchais immédiatement ce que j'avais dans les mains , pour me diriger vers Yuna, qui m’entraîna hors de la salle. Et c'est dans les quelques minutes que je passai sur le toit du lycée, avec mon amie, que tout bascula.

Lorsque que je repassais le seuil de la porte, je sentis deux regards se tourner vers moi; Rie et Tomoe, les deux acolytes de ma bien-aimée, me fixaient, ahuries.
L'une d'elles tenait le petit papier que Yuna m'avait fait passer, du bout des doigts, l'agitant devant mon visage comme si elle attendait une explication claire et précise. Pour toute réponse, je m'avançais, les poing serrés le long du corps: «Rends-moi ça.» la sommais-je d'une voix glaciale.
Alors que le silence se faisait pesant, j'entendis les pas de Yuna résonner derrière moi; elle arriva, et s'immobilisa à mon côté. «Que se passe t-il..?» hésita t-elle. Ne voyant aucune réaction de la part de Rie, je lui répétais, de façon plus menaçante cette fois: «Rends-moi ça!»

«Et pourquoi je le ferais? Ça ne concerne pas que toi, après tout. Pas vrai?» lança t-elle en s'approchant dangereusement de la porte, suivie par Tomoe.

Mon rythme cardiaque commença à s'accélérer tandis que Yuna venait de comprendre ce qui était en train de se produire: «Les filles, c'est pas drôle, filez nous ça et on n'en parle plus, d'accord?» tenta mon amie, visiblement tendue. Rie arriva à ma hauteur, l'air de n'avoir absolument pas écouté ma meilleure amie:

«Je connais quelqu'un qui trouveras ceci très intéressant» susurra t-elle à mon oreille, avant de me pousser en arrière, et de se précipiter dans le couloir, Yuna sur ses talons.

Je  reprenais mes esprits et esquissai un mouvement vers la sortie...quand un bras mat barra ma route.
Sans qu'aucune de nous ne tourne la tête vers l'autre, j'articulais très calmement: «Si j'étais toi, je dégagerais mon cul du chemin. Maintenant.».

Tomoe eu un rictus moqueur, et répliqua de sa voix profonde et éraillée: «Si j'étais toi, je reculerais et je baisserais d'un ton. Immédiatement.».

Je tentais de passer en poussant contre son bras, en vain; mais je sentis parfaitement les muscles de l'autre se tendre. Bien que je ne vois plus rien très précisément, le sang battant furieusement dans mes tempes, je pouvais deviner le regard brûlant de la fille à la peau sombre sur ma nuque; un sourire carnassier naquit sur ses lèvres; et tout s'enchaîna à la vitesse de l'éclair.
Coup de poing dans le ventre -je me pliais en deux, de douleur, mais attrapait Tomoe par la taille et la balançai violemment à l'autre bout de la pièce vide; elle atterrit sur une table, qui bascula.
Mais elle se releva, faisant fit des boutons de sa chemise qui s'arrachèrent dans le feu de l'action; et me tirant vers elle, Tomoe abattit brutalement ma tête sur son genou droit, et me projeta plusieurs mètres en arrière; je dérapais et m'écrasais sur le sol, déséquilibrée et déboussolée.
Agrippant le pied d'une chaise, une main tenant mon front, je m'évertuais à retrouver mes points de repère; mais un flot vermeil s'écoulait de mon arcade sanguinolente; et alors que mon adversaire n'était qu'à peine essoufflée, je ne contrôlais plus l'air qui entrait dans mes poumons. La respiration saccadée et sifflante, tous les membres frémissants, je chancelais en direction de Tomoe, qui attendait patiemment de pouvoir m'infliger le coup de grâce, adossée à la porte de la classe vide.

J'étais miraculeusement parvenue à tenir debout, et rassemblant toutes mes maigres forces, bravant l'envie irrésistible de me laisser dépérir sur le plancher froid, je levais mon poing et le balançais dans le visage brun de ma camarade; il heurta mollement sa joue, avant de retomber, et d'entraîner mon bras vers le bas, comme si il était de fonte.
Une moue exagérément déçue se peint sur le visage de Tomoe; qui agrippa mes cheveux pour tirer rudement ma tête vers elle:

«J'avoue que je m'attendais à mieux» murmura t-elle, si près de moi que ses lèvres effleuraient ma mâchoire; «Décidément... tu n'a rien à faire avec Hotaru, espèce de minable.» .

A ces mots, mes yeux se mirent à me brûler affreusement, et ma vision se troubla plus encore -si du moins c'était possible. Mes bras pendaient, sans vie, le long de mon corps meurtri; et mes jambes grelottantes menaçaient de se dérober à tout instant. Ma faible santé démultipliait la douleur causée par les coups, et chaque battement de mon cœur lacéré par l'amertume me faisait agoniser.

«Honnêtement, dans quel monde pensais-tu qu'Hotaru poserait les yeux sur un déchet dans ton genre?» Railla t-elle, secouant sèchement mon crâne; m'arrachant un râle désespéré.

Un spasme me parcourut, alors que les larmes roulaient sur mes joues salies par mon propre sang. Dans un ultime effort, je cherchait du regard l'horloge.
Hotaru devait savoir depuis longtemps de quoi il en retournait; c'était fini.
Un rire rauque fit convulser ma carcasse malade.

C'était fini.
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MessageSujet: Fragment 2 (Tomoe x Yuna x Rena)   Mer 26 Nov - 22:06

Tais-toi et danse

«Tomoe! Rena! Attendez-moi, sales lâcheuses!» s'exclama Yuna, quelques mètres derrière nous. Je me retournais, les poings sur les hanches:

«Lâcheuses..? C'est toi qui nous a abandonnées, je te signale!» plaisantais-je en ébouriffant sa flamboyante chevelure rousse dès qu'elle fut à ma hauteur.

Elle pouffa en se recoiffant et replaçant les mèches folles qui tombaient devant ses yeux rieurs. Un soupir attendri m'échappa, et je tournais la tête pour cacher mes joues empourprées.

«Bon, on y va, ou bien vous voulez vraiment qu'on soit en retard?» bouda Rena, en se pendant à mon cou, pour me tirer dans la bonne direction.

«Et si je décide que nous n'y allons pas? Qu'est-ce que tu vas faire, hein?» lançais-je en attrapant la petite brune par la taille, et en la soulevant contre moi, plongeant le visage dans le col délicatement parfumé de son bustier.
Le contact de sa peau douce et chaude me poussa à resserrer mon étreinte, alors que je prenais une profonde inspiration, m’imprégnant de son odeur enivrante, sucrée et discrète.  

«T-To...moe?» Murmura t-elle, embarrassée au point de se dissimuler derrière ses fines mains tremblantes.  

Reprenant conscience des gens autour de nous, de la rue bouillonnante de passants trop curieux, je déposais Rena, aussi délicatement que mes manières de brute me le permettaient, sur le sol. Ses yeux scintillants rencontrèrent les miens, et nous passâmes quelques instants, aussi précieux qu'éphémères; à contempler l'autre comme si elle était notre seule et unique.  

«Dites, je peux vous tenir la chandelle, si la situation l'impose!» fulmina Yuna, gonflant ses  joues blanches dans une moue irréaliste. Légèrement troublée, je me détournais de mes deux amies, et marchais, fourrant les mains dans les poches de mon blouson en cuir.

Environ un quart d'heure plus tard, nous étions arrivées à destination; et les hauts murs de pierre noire et ancienne de l'académie du Asaren Ballet se dressaient devant nos yeux émerveillés.
Passant les grilles d'entrée, sculptées dans le fer et l'acier, nous nous engagions dans la cour dallée, parsemée de feuilles écarlates. En son centre, contrastant avec les bâtiments sombres, trônait une fontaine d'un blanc divin; taillée dans le marbre le plus pur, ornée d'ivoire et de cristal opalin. Envoûtée par la magie du lieu, je restais plantée là, Rena à ma droite; Yuna, quant à elle, alla s'asseoir sur le marbre froid, parcourant de ses doigts pâles l'onde claire.

L'horloge pointait quatorze heures; mais le temps était figé, dans la bulle de rêverie qui nous entourait, moi, Rena, Yuna, et la fontaine de marbre ciselé.
.
.
.
«Oh non, c'est pas vrai!» paniqua soudainement Rena, les larmes aux yeux.

Arrachée à mes pensées par le son de sa voix alarmée, je tournais la tête vers elle, et serrait légèrement son épaule:
«Qu'est-ce qui se passe?»

«Il est presque quinze heures! C'est foutu!» lâcha t-elle d'un air désespéré.

«Ne me dis pas qu'on a raté le cours?! C'est une blague?!» vociféra Yuna, secouant sa chevelure de flammes dans tous les sens.

«J'avais tellement envie de m'entraîner aujourd'hui...» souffla ma petite brune, baissant la tête tristement.

Je réfléchissais; que pouvais-je faire pour rendre le sourire à ma sensible Rena?
J'attrapai son poignet, et l'attirai contre moi, une lueur espiègle dans les yeux:
«Tu veux vraiment danser?» murmurais-je, mes lèvres sombres effleurant son oreille, glissant une main le long de son dos, et étreignant sa taille de l'autre.

Elle sourit, et se lova contre moi, posant sa tête contre mon épaule:
«T-T'es bête...»bafouilla t-elle simplement. Ouais, j'étais stupide.
Et je pouvais l'être encore plus: caressant son cou gracile pour relever son visage de porcelaine, je me penchais et l'embrassai; précautionneusement, comme on caresse un petit animal fragile, de peur de lui faire du mal.

«Tomoe..?» murmura Yuna, la voix frémissante de douleur.

Je redressais la tête brusquement; juste à temps pour apercevoir la rouquine serrer les poings et se mettre à courir vers le portail.
Alors je me rendit compte de ce que je venais d'infliger à mon amie; je connaissais ses sentiments à mon égard, et je venais de les trahir sous ses yeux. Je ne voulais pas que cela se passe comme ça. Je n'avais pas réfléchi. Mais... je ne le voulais pas.
Hors de question!

«Yunaaaaa! Attends!» m'écriais-je en me lançant à sa poursuite, abandonnant mon sac et ma veste aux pieds de Rena.

Restée, seule, encerclée par les hauts bâtiments à l'air menaçant, glacée par le zéphyr hurlant; Rena sentit tout à coup les larmes, brûlantes, rouler sur ses joues. Un rictus amer naquit sur ses lèvres encore enflammées par le baiser de Tomoe.

«De toute façon, ça finit toujours comme ça.» lâcha t-elle, éteinte.
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